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Entretien du bassin

 

Nettoyage

Au début, je vidais plusieurs fois par an le contenu du bassin et j'enlevais tous les détritus organiques. Ensuite, je refaisais le plein avec l'eau du puits et immanquablement, les algues filamenteuses se réinstallaient de plus bel.

A partir du deuxième printemps, au cours du nettoyage, je n'évacuai plus que la moité de la vase pour ne pas trop bouleverser l'équilibre du milieu. Depuis, je procède de la même façon, une fois par an, au printemps.

En ce qui concerne les plantes, à la fin de l'hiver, je retire les paniers, j'enlève les feuilles et les tiges mortes. En plus, pour les nénuphars, je prélève le trop plein de rhizomes pour éviter un envahissement trop rapide.

Quant aux papyrus,  je fais des boutures tous les deux ans pour remplacer les anciens qui ont vite fait de remplir le panier et de ne plus avoir une croissance suffisante.

Niveau de l'eau

Pour évacuer le trop plein, à cause de fortes pluies, où parce que l'on a oublié d'arrêter la pompe du puits au cours d'une remise à niveau, il faut prévoir des trous d'évacuation entre le liner et la bordure de pierres.

En période de fortes chaleurs, il faut veiller à maintenir le niveau. Plus la végétation est importante, plus il ya consommation d'eau.

Avant l'hiver et pendant l'été

Si l'on habite dans une région où le gel est important, il est indispensable de rentrer la pompe(s'il y en a une!).

En ce qui me concerne, habitant en Ch-Mme, je ne prends pas cette précaution( par pure paresse). Avant une période de froid annoncée, je dépose dans les bassins des bouteilles en plastique à moitié remplies, des cuvettes où un fagot de sarments de vigne pour éviter que la poussée de la glace ne fasse trop de dégâts sur les structures du bassin.

Pendant l'été, pour éviter que l'eau du bassin ne se réchauffe trop, je laisse la pompe fonctionner en permanence pour alimenter la cascade et ainsi rafraîchir et oxygéner l'eau. Ne pas attendre que les poissons viennent "bailler" en surface.

 

Chaque début de printemps,c'est la grande " toilette" du bassin. Ces quelques photos vous montreront comment je procède. Si je restais plusieurs années sans intervenir, mon bassin se comblerait petit à petit et les nénuphars envahiraient l'espace au détriment de la faune (surtout les poissons).
Je commence par étendre une bâche pour protéger la pelouse. Je sors les outils dont je vais avoir besoin. Un croc pour retirer les paniers, une serpette ( ou autres couteaux, cutters...). Je tire les paniers vers le bord et je les fais glisser sur la bâche. Attention à ne pas percer le liner avec le croc!
J'élimine le trop plein de racines des nénuphars, des papyrus et des myriophylles. La brouette est vite remplie... !J'enlève une partie des tiges de nymphéas devenus trop envahissants. Je coupe les tiges sèches des papyrus. Leur pot étant saturé, j'ai prélevé les parties (avec racines) qui débordaient. Je vais les installer dans un autre panier. J'ai raccourci les grandes tiges des myriophiles et j'en ai profité pour effectuer des boutures.

La seconde étape consiste à retirer les 2/3 de la vase. Il ne faut surtout pas en enlever trop, sinon vous perturberiez l'équilibre de l'ensemble et vous retrouveriez avec de l'eau verte et plein d'algues filamenteuses. Pour ce faire, j'ai confectionné une épuisette équipée d'un grillage plastique à mailles très fines qui laisse passer l'eau mais retient les alluvions. Attention , à chaque plein, il faut sonder pour voir si l'épuisette ne contient pas poissons, insectes ou batraciens....!

Lorsque cette phase est terminée, je procède à l'immersion des plantes. Auparavant, j'ai pris la précaution de lester les touffes de nénuphars sans panier de manière à les maintenir au fond (photo ci-dessus).

Je laisse les boues sècher et je les incorpore dans la terre des massifs. Il est prudent de fouiller la vase déversée pour s'assurer qu'aucune petite bête....ne s'y trouve prisonnière. Si les grenouilles réussissent facilement à s'en sortir, ce n'est pas le cas des poissons comme cette jeune tanche qui a été sauvée ...de justesse.
Depuis 10 ans que le bassin existe, c'est la première fois que j'y trouve des crapauds communs et leur ponte en forme de longs chapelets d'oeufs! On dit que les crapauds ont la mémoire des lieux de ponte...on verra bien. Cette année, ils étaient au jardin mais pas en plus grand nombre que par le passé.
Avant
Après

Les eaux troublées par ce remue-ménage ne vont pas tarder à retrouver leur limpidité grâce à la mise en marche de la pompe.